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“Le premier livre poésie de Camille Tillet est paru” (Ouest-France)

Le Cheval bleu, recueil de poésie par Camille Tillet

“Je suis d’abord musicienne, je jouais du piano et de la trompette, mais une maladie handicapante m’a empêchée de continuer. Ne pouvant plus jouer d’instrument, ne pouvant plus ni composer, ni improviser, je me suis mise à l’écriture. Ce que j’ai perdu avec la musique, je l’ai compensé par la poésie. La poésie, c’est aussi la musicalité des mots.”

Camille Tillet, Ouest-France, 19 mai 2021

=> Le Cheval bleu, par Camille Tillet, éditions du Yéti

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Bel-Air : “Un voyage addictif, fulgurant, totalement actuel” (Babelio)

BEL-AIR, roman de science-fiction par Del Estras

Critique du roman de science fiction de Del Estras, Bel-Air par Berni_29, Babelio :

J’avais à peine cliqué sur le lien pour télécharger ce roman de S.F. Bel-Air commis par un certain Del Estras, que je me suis retrouvé aussitôt propulsé dans un autre espace-temps visiblement futuriste, à en juger par la date qui s’affichait dans le cockpit de la navette sanitaire qui me transportait : 17 MARS 153 ANC.

Et là en atterrissant à Bel-Air j’ai découvert un monde sidérant… Que dire de Bel-Air, de ses habitants si l’on peut nommer les choses ainsi ? D’ailleurs là-bas on les appelle des Résidents. Bel-Air, est-ce un refuge ? Une citadelle ? Un territoire d’exil peuplé d’avatars ? Les gens d’ici ne sont pas comme moi ou bien je ne suis pas comme eux… Que s’est-il passé dans ce temps sidéral entre maintenant et là-bas pour en arriver à ça ? Bien sûr il y a encore de la radioactivité là-bas dans le Biotope…

Il y a Bel-Air, cité parfaite et le Biotope, deux mondes presque proches, cependant séparés par un nomad’s, une Fréquence difficile à franchir…

Des humanoïdes totalement connectés de la tête aux pieds à tel point que je me suis demandé si les personnages que je côtoyais étaient véritables ou virtuels…

Ces Résidents sont de drôles de zozos, ils ont des corps d’éphèbes affublés de têtes grotesques, parfois c’est l’inverse. Ils ont souvent des têtes de zombies mal ajustées à des corps tristes. D’ailleurs, qu’importent leurs corps qui ne semblent plus vouloir rien dire ni bouger, ils ont besoin d’hologrammes et aussi d’autres personnes pour continuer d’exister, les auxiliaires qui les servent, sans lesquels ils ne seraient plus rien.

Ils ont des lunettes pour contempler le monde tel qu’il n’est plus ou peut-être plus pour eux, ils ont tellement peur du monde qui les entoure qu’ils ne peuvent plus se passer de ces lunettes, ils appellent cela des verres à rêves, mais comme tout être qui régresse, qui perd la langue riche, ils utilisent le terme de dreamglass, un anglicisme, c’est d’ailleurs comme cela qu’ils parlent désormais, mélangeant le français et l’anglais dans la même langue, un peu comme Jean-Claude van Damme vous savez, « Yes j’aime bien la family, parce que c’est cool, c’est love, ça unit et j’aime bien quand les friends nous rejoignent, c’est tout simplement funny ! » Ciel ! Jean-Claude van Damme serait-il un être futuriste ? Un hologramme ? Un esprit totalement en paradoxe avec son corps ? Moi j’aurais tendance à penser que cet être futuriste est plutôt en totale harmonie avec lui-même…

Parfois les Résidents retrouvent des traces vidéo de ce troisième millénaire, il semble encore pouvoir capter une chaîne TV qui s’appelle chan Germaine… J’adore ! Ça me rappelle ma meilleure amie qui n’achète des voitures d’occasion que si elles sont équipées d’un lecteur de cassettes… Et ça marche !

J’ai compris très vite que ma mission était de retrouver un certain Qal Cunningham, seize ans, fils du Manager, mi-geisha mi-para, disparu depuis peu pour avoir visionné une scène de là-bas, de l’autre côté de la Fréquence, là-bas dans le Biotope, là où parait-il c’est devenu une déchetterie, là-bas l’autre monde, peut-être l’autre monde d’avant, bref il a visionné la scène d’une certaine Alicia Kingston qui se faisait violer et il en a été épris de compassion et d’amour au point de vouloir la sauver et la rapatrier… Mais pour cela il doit traverser la Fréquence et se rendre dans le Biotope..

Jusqu’à présent les seuls êtres vivants pucés que j’avais côtoyés de très près étaient mes deux chats. Alors, quand je parle de chats et de puces, il s’agit bien de puces électroniques, vous l’aviez j’espère compris. La seule domotique qui existe dans la maison concerne leur chatière, un chat c’est indépendant… Bel-Air c’est différent, tout là-bas est connecté, à tel point que certains personnages nostalgiques,- ils sont rares, ont gardé le goût des livres en papier. Il paraît qu’au troisième millénaire ils en étaient friands, ainsi que du sport.Du sport, oui, car les gens d’avant, dans ce troisième millénaire, pouvaient être maîtres de leurs gestes, du moins pas que virtuel…
Les Résidents ironisent volontiers sur le monde d’avant, mais vraiment avant, celui d’un certain troisième millénaire où semblaient exister de pseudo-démocraties…

Et puis un jour, une pandémie débarque en Bel-Air, pile au moment où je débarque, mince. Ouf ! Heureusement, tout avait été prévu par avance, les Résidents étaient immunisés par leur ADN où tout ceci avait été anticipé, tandis que pour les auxiliaires ce n’était pas prévu, non faut pas exagérer quand même… Or, il n’avait pas pensé que ce virus toucherait ceux qui leur servaient de jambes… Une pandémie qui impacte de manière différente les catégories sociales, heureusement que tout ceci est futuriste, n’est-ce pas mes amis ?

Un territoire ne vaut que s’il est quitté un jour.

Chers amis du troisième millénaire, je quitte Bel-Air heureux de vous retrouver pour vous écrire cette chronique.
« La nuit pouvait toujours s’acharner contre la lumière, là-bas, au-dehors, la lueur morte des hologrammes pouvait toujours tenter de rivaliser avec la vie… il savait à présent que le coucher du soleil était magnifique. »

Je remercie mon amie Cecille et les Éditions du Yéti pour ce voyage décoiffant, addictif, fulgurant, un texte beau, totalement actuel et inspirant sur notre existence d’aujourd’hui, un magnifique pas de côté qui fait du bien.

Berni_29, Babelio, 5 mai 2021

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Vie obscure de Gabriel : “Mais qui est ce gars-là ?” (Babelio)

Vie obscure de Gabriel, roman de Gilles Ascaride

Une autre façon de voir et de vivre certains moments de la vie… et s’en inspirer…

Si à la fin c’est le lecteur lui-même qui devrait finir par souffrir, s’exalter, s’emporter, se reconnaître en Gabriel (voir critique du Yéti), va bene anche per uscire del buio ! Un bon moyen de s’auto-critiquer ? 

Belle découverte d’un nouvel auteur, grand interêt à rechercher chez lui une autre lecture !

MarcGR, Babelio, 19 avril 2021

“Je suis tombé à la renverse en lisant ce roman en ligne !!!
Mais qui est ce gars-là ? Je n’avais pas rencontré une plume et une inspiration aussi exceptionnelle depuis des lustres !
Ce roman m’a retourné. Bravo !
Je me suis promené dans cette vie si particulière et si banale avec un plaisir non mesuré. La fin m’a époustouflé.
La diversité des récits, des références et la fluidité de l’écriture mériterait une publication papier. Mais à quoi pensent les éditeurs ?”

Imperator, Babelio, 26 avril 2021
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Le Cheval bleu : “C’est tout simplement beau à pleurer” (Babelio)

Le Cheval bleu, recueil de poésie par Camille Tillet

Critique du recueil de poésie de Camille Tillet, Le Cheval bleu par Tandarica, Babelio :

Et si la meilleure façon de se camoufler était dans la timidité ? La poésie de Camille Tillet surprend par sa force et sa timidité à la fois, par ses accents surréalistes. L’image du cheval me rappelle le poème « Le cheval » dédié à Sașa Pană écrit par Max Blecher et que j’ai traduit dans « Corps transparent » (p. 21) qui se termine par « Le cheval s’en va parcourir le monde ».

Ici, il court « le cheval bleu relevant l’échine/Sa courbe enveloppant les étoiles/Lancé dans une interminable ronde ».
Le moi crie ses envies de vie, ses peurs et ses métamorphoses, comme ce « rire à n’en plus pleurer ». Lorsque « femme nue » rime avec « musique perdue » (ou « politicien » avec « tu n’auras rien ») c’est tout simplement beau à pleurer à nouveau, car c’est la mer qui se charge de récupérer la douleur, de la laver et l’élever au ciel (où d’autre ?). Le rêve remplit ensuite le tout, de sa douce musique. « De mon promontoire je me tends comme une corde de contrebasse. »

Un immense et vibrant plaisir de lecture de ce livre numérique, grâce auquel j’ai aussi appris à lire sur mon ordinateur des epub. C’est anecdotique, mais je suis toute fière de ma découverte. Un simple jeu d’enfant  !

Tandarica, Babelio, 20 avril 2021